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Les aides naturelles et artificielles

Dernière mise à jour : 14 nov. 2023



Ceux à qui je donne cours savent très bien que mon aide la plus importante c’est : mon corps et mon énergie.


Les aides naturelles :

- le corps et l’énergie : c’est quelque chose que l’on oublie souvent et que pourtant le cheval perçoit très bien, les épaules redressées, vers le bas, un peu trop à droite ou un peu trop à gauche et nous pouvons donner une contre indication inconsciente à ce que nous souhaitons. Il y a aussi l’énergie que nous y mettons, détente = ne bouge pas tes pieds, énergie = bouge tes pieds (dans les grosses lignes). Le plus important reste surtout d’être sûr de soi, sûr de ses gestes et de ce que l’on souhaite, cela donne confiance au cheval et il ira plus facilement vers le cavalier.

- les jambes et les mains : qui doivent être très discrètes au fur et à mesure de l’éducation du cheval. Elles s’utilisent toujours en faisant céder le cheval, l’action des mains ou des jambes ne dois jamais être constante pour ne pas soutenir le cheval mais qu’il se porte de lui-même

- le poids du corps, l’assiette : à cheval, c’est principalement avec cela que je travaille, comme à pied, le cheval ressent l’énergie et le moindre mouvement dans la selle, cela nous permet de devenir de plus en plus discret.

- la voix : alors, la voix. Beaucoup savent que je déteste entendre « trooooootteeeeer » pourquoi ? Car le cheval ne comprend pas les mots mais une intonation, un bruitage qui devra être toujours le même pour que l’association soit claire dans la tête du cheval, je privilégie des choses courtes : l’appel de langue pour le trot, le bisou western pour le galop etc.


Les aides artificielles :

- les éperons : c'est pour moi un outil intéressant quand nous souhaitons être plus précis dans nos demandes. Mais ils ne remplacent pas une leçon de jambes si le cheval n’avance pas.

- le stick de dressage : je n’utilise plus la cravache car elle est trop courte et moins précise. C’est pour moi un prolongement du bras, qui permet de demander une action de loin. Il peut aussi permettre de corriger à cheval, si le cheval s’alourdit à ma jambe.

- le stick éthologique : c’est pour moi devenu un indispensable du travail à pied dans l’éducation des chevaux. Il est pratique car nous pouvons travailler avec un stick ou une chambrière en seulement 2 secondes juste en lâchant notre petite cordelette. Il est lourd et difficile à manipuler au départ mais on s’y habitue vite. L’avantage aussi, contrairement à une badine, c’est qu’il ne fait pas mal, de part son côté rigide. Souvent à mes premiers cours je tape le stick contre ma cheville assez fort pour montrer que le stick n’est pas un outils qui fait mal si je tape que le poitrail de mon cheval, il est plutôt là pour mettre une gêne en plus si le cheval ne répond pas.

- Les enrênements : ils sont pour moi à proscrire mais peuvent parfois être utiles dans l’apprentissage s’ils sont bien utilisés. Par exemple, avec Orphée, je lui ai appris la flexion vers le bas sur le cercle en association avec ma main qui faisait céder sur la longe, mais pour qu’elle comprenne cela en liberté, je suis passée par un surfaix avec une rêne fixe à l’extérieur et une longe qui passe dans le mors à l’intérieur. Cependant il faut savoir que tout peut s’obtenir sans et que par conséquent il nous faut les éviter au maximum. Mais généralement, mal utilisé, d’un point de vue éducation et biomécanique c’est une catastrophe..

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